Les placements financiers sont nombreux, mais tous n’offrent pas la même rentabilité. Certaines plafonnent à 2 %, tandis que d’autres peuvent aller jusqu’à 14 % par an. Justement, quels sont ces supports d’investissement les plus rentables ? Notre article vous en propose un aperçu.
Le Private Equity : 13,3 % par an sur 10 ans*
Le Private Equity, ou capital-investissement, est un mode d’investissement qui consiste à injecter des fonds dans des entreprises non cotées en bourse.
Contrairement aux actions en bourse, où vous achetez des parts d’une entreprise cotée, ici, vous financez des sociétés en croissance ou en phase de transmission. L’objectif est de générer une plus-value significative à long terme.
En effet, l’argent des investisseurs sert à financer l’expansion de ces entreprises (nouvelles filiales, innovations, recrutements…). L’objectif étant, après quelques années, de revendre la société (via une introduction en bourse, à une autre entreprise, un autre fonds, etc.) pour récupérer le capital investi additionné d’une éventuelle plus-value.
Si vous êtes à la recherche de plus de rendement en 2025, le Private Equity peut s’avérer une bonne solution. En France, le rendement moyen de ce placement est de 13,3 % par an sur 10 ans à fin 2023, soit bien plus que les actions cotées (un placement en actions affiche par ex. un rendement annuel de 5 à 7% sur 15 à 20 ans**) ou les placements traditionnels. Autre point fort, contrairement à la Bourse, vous financez directement des PME en croissance.
En revanche, comme tout placement rentable, il existe des risques. L’entreprise financée peut échouer et vous pouvez perdre votre investissement (de manière partielle ou totale). Contrairement aux livrets bancaires ou aux fonds euros d’une assurance-vie, il n’y a aucune protection du capital. Notez également que l’argent investi est bloqué pendant plusieurs années (souvent 5 à 10 ans).
Investir en Private Equity : une classe d’actifs en plein essor
Le PER : supports rentables et économies d’impôts
Le PER est un produit d’épargne à long terme qui permet d’accumuler un capital tout au long de sa carrière, avec une sortie possible sous forme de rente viagère, de capital ou un mix des deux à la retraite. Le PER est proposé sous trois compartiments distincts, avec :
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PER Individuel (ou PERIN) ouvert à tous.
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PER Collectif (ou PERCO) proposé par l’employeur.
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PER Obligatoire (ou PERO) réservé aux entreprises imposant une épargne retraite à certains salariés.
Ici, nous allons nous concentrer sur le PER Individuel, le plus accessible.
Le PER bancaire fonctionne comme un compte-titres, contrairement au PER assurantiel proposé par la plupart des établissements, qui lui s’assimile plutôt à une assurance-vie en unités de compte. Vous pouvez donc placer votre argent sur des fonds dynamiques (actions, SCPI, ETF…) avec des performances potentiellement élevées. Dès lors, plus vous investissez tôt et sur des supports dynamiques, plus le PER peut devenir rentable.
Là où vous pouvez également gagner de l’argent, c’est du côté des impôts. En effet, l’un des plus gros atouts du PER est sa fiscalité à l’entrée. Les versements que vous réalisez sur votre contrat sont déductibles de votre revenu imposable dans la limite d’un certain plafond. Prenons un exemple concret, mais volontairement simplifié :
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Vous gagnez 50 000 € par an et versez 5 000 € sur un PER.
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Si vous êtes imposé à 30 %, vous réduisez vos impôts de 1 500 €, soit 30% de votre versement.
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En réalité, vous ne déboursez que 3 500 €, mais investissez 5 000 €.
En somme, avec le PER, vous mixez rentabilité intéressante et réduction d’impôt immédiate pour maximiser encore votre épargne.
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La nue-propriété : décote à l’achat, pas d’imposition et un bien qui peut prendre de la valeur avec le temps
L’investissement en nue-propriété vous permet d’acheter un bien immobilier à prix réduit et de le récupérer en pleine propriété après plusieurs années, sans avoir à gérer la location. Concrètement, l’achat en nue-propriété repose sur le démembrement temporaire d’un bien immobilier entre :
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Le nu-propriétaire (vous) qui détient la propriété du bien, mais ne peut pas l’utiliser ni en percevoir les loyers pendant une période déterminée.
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L’usufruitier (un bailleur institutionnel) qui loue le bien, perçoit les loyers et assume toutes les charges pendant 15 à 20 ans.
À l’issue de cette période, la pleine propriété se reconstitue automatiquement et gratuitement. Vous pouvez alors :
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Revendre le bien au prix du marché (avec une plus-value potentielle).
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L’habiter si c’était prévu pour votre retraite.
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Le louer et générer des revenus complémentaires.
La nue-propriété peut s’avérer rentable de différentes manières :
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Vous achetez un bien 30 à 40 % moins cher que sa valeur en pleine propriété. Cette décote correspond aux loyers que vous auriez perçus si vous aviez acheté le bien en pleine propriété.
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C’est l’usufruitier (un bailleur institutionnel) qui gère la location et assume les loyers impayés. C’est lui aussi qui paie la taxe foncière, les réparations et l’entretien du bien. Enfin, il est de son devoir de vous restituer le bien en bon état à la fin du démembrement.
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Durant la période de démembrement, vous n’avez pas d’imposition. La nue-propriété n’entre pas dans le calcul de l’IFI. Puisque vous ne percevez pas de loyers, vous n’avez pas d’imposition sur les revenus fonciers. Si vous financez l’achat avec un prêt immobilier, vous pouvez déduire les intérêts d’emprunt de vos autres revenus fonciers.
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Enfin, une fois la période de démembrement passée, vous êtes libre de revendre le bien au prix du marché et de réaliser une plus-value (la pierre peut prendre de la valeur, et la plus-value pourra être d’autant plus intéressante avec la décote que vous avez obtenue à l’achat).
Nue-propriété : l’investissement immobilier sans contrainte
La SCPI : un rendement moyen entre 4 % et 6 %
Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) permettent d’investir dans l’immobilier sans avoir à gérer directement les biens. L’idée est simple :
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Vous achetez des parts d’une SCPI, qui collecte l’argent de plusieurs investisseurs.
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La SCPI utilise cet argent pour acheter et gérer un portefeuille immobilier diversifié (bureaux, commerces, résidences…).
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La SCPI loue ces biens à des entreprises ou des particuliers et perçoit des loyers potentiels.
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Après déduction des frais, les loyers sont reversés sous forme de dividendes aux investisseurs (généralement trimestriels).
Le rendement moyen des SCPI varie entre 4 % à 6 % par an, ce qui est bien supérieur aux livrets bancaires et aux fonds euros de l’assurance-vie, par exemple. Par ailleurs, les loyers sont redistribués sous forme de dividendes trimestriels ou mensuels, ce qui peut vous permettre de bénéficier d’une source de revenus complémentaire.
Autre avantage pour le rendement, les SCPI possèdent plusieurs biens immobiliers, souvent répartis sur différentes zones géographiques (France, Europe, territoires variés…). Si un locataire ne paie pas son loyer, cela n’impacte pas toute la rentabilité de la SCPI. Contrairement à un investissement locatif direct, vous ne dépendez pas d’un seul bien ni d’un seul locataire.
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* Source : https://www.franceinvest.eu/performance-nette-du-capital-investissement-francais/